Les intérêts de faire pâturer les génisses, la première année, sont multiples. Cela permet de diminuer la charge de travail et dans le même temps de faire baisser le coût de production. Les génisses font de très bonne croissance à l’herbe sans engraisser. De plus, elles commencent à mettre en place leur immunité contre les strongles. Enfin, faire pâturer dès 6 mois améliore la longévité des futures vaches laitières.

La mise à l'herbe des génisses laitières, tout comme chez les bovins en général, est une période charnière où les animaux subissent un choc physiologique et un stress thermique. 
On a un passage brutal d’une alimentation hivernale sèche à une herbe jeune riche en eau, en potassium et en azote soluble (notamment dans les graminées) et pauvre en cellulose, sodium et magnésium, ayant de plus une grande proportion de feuilles qui contribuent à accélérer le transit.

Installé depuis 2008 à la suite de ses parents en Vendée à Essarts en Bocage, Fabien HERBRETEAU dirige une exploitation en polyculture-élevage. Son système naisseur-engraisseur comprend un cheptel de 65 vaches de race charolaise. Ses cultures sur 146 hectares se partagent pour moitié entre la surface fourragère (dont 45 ha de prairies naturelles) et les cultures de vente. En 2021, Fabien s’est engagé dans la démarche Ferme Bas Carbone portée par la Région Pays de la Loire et la filière.

Les synthèses des diagnostics "coût de production" réalisées sur ces dernières années nous montrent toujours des écarts importants de rémunérations entre exploitations. Le diagnostic "COUPROD" permet de déceler des marges de manœuvres permettant à chacun d’améliorer la rentabilité de son élevage et de se dégager une rémunération satisfaisante. Réaliser un diagnostic "coût de production", c'est identifier sur chaque exploitation les points forts, les marges de manoeuvres et, en formation collective, de répondre à un certain nombre de questions: comment travaillent les éleveurs qui sont dans le ¼ supérieur ? Qu’ont-ils mis en place pour obtenir une bonne rémunération ? Comment vous situez-vous sur vos résultats technico-économiques par rapport aux autres éleveurs du même système ? Quelles rémunérations votre atelier viande bovine dégage-t-il ? Comment l’améliorer ?

La très grande majorité des indicateurs de pesées qui sont utilisés par les éleveurs, ceux avec un clavier numérique, permettent la saisie du numéro de travail de l’animal, par l’éleveur, lors de la pesée. La pesée est alors automatiquement enregistrée, ou à valider par l’éleveur en appuyant sur un bouton de l’indicateur de pesée. Cette organisation permet de ne plus avoir à saisir sur une feuille manuelle les pesées des animaux. A la fin de la pesée, toutes les données enregistrées sur le boitier de pesée peuvent être transférée vers un ordinateur et/ou au conseiller de Bovins Croissance Sèvres Vendée Conseils.

Le dispositif « Ferme Bas Carbone des Pays de la Loire » mis en place à l’initiative du Conseil Régional et de l’interprofession permet aux éleveurs qui s’engagent dans cette démarche :
• de bénéficier des diagnostics COUPROD et CAP’2ER niveau 2,
• de se former en groupe sur 2 journées,
• et être accompagnés individuellement par un conseiller pour la formalisation du plan d’actions liée aux objectifs des exploitations.

Ce dispositif s'arrêtera en fin d'année 2026. Il ne reste que deux années aux éleveurs qui ne se sont pas encore engagés, pour le faire afin de bénéficier d'une prise en charge par la région. 

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